18/06/2013

C’est parti !

Même si je suis un peu déçu de ne pouvoir mettre en ligne le panneau de chantier car il contient beaucoup trop d’informations me concernant et que, comme on ne fonctionne plus qu’avec du PDF, je ne peux rien faire, mais je suis particulièrement heureux de vous annoncer que mon premier chantier d’urbaniste est aujourd’hui lancé officiellement ! Il s’agit d’un réaménagement de pôle gare (autrement dit, une gare RER, mais avec la notion d’intermodalité, ce qui me permet de faire mumuse avec tous les types de mode déplacements) : mise en accessibilité, requalification des espaces publics, création de places de stationnement, de dépose-minute, de sécurisation de traversées piétonnes, rien que de la voirie en somme…

 

Bon, c’est peu me direz-vous, mais en seize ans de carrière, c’est la première fois que j’y arrive, mes projets étant, au préalable, soit trop couteux, soit trop longs dans le temps pour que je puisse les voir se mettre en œuvre, soit attaqué et donc, parfois, politiquement abandonné. Et puis, ce n’est que la phase 1, derrière, on enclenche de grandes rénovations de bâtiments, un réaménagement d’une gare routière, etc, le tout, pendant que le RER fonctionne, donc, un chantier palpitant à venir !

 

Mine de rien, je suis super satisfait de moi sur ce coup là, car le dossier végétait depuis deux ans quand j’ai pris ce poste.

17/06/2013

Mon petit compliment

35627493jpeg-orteilles-je-t-aime-papa-352px-421px-jpg.jpgHier, fête des pères, quand je débarque dans la cuisine, les enfants sont en train de prendre leur petit déj’ et quand je descends les dernières marches, j’entends le Petit Homme qui dit à Aby : «  à trois, on le lui dit ! » et au bout de trois, mes deux extrêmes me souhaitent une bonne fête. Cela me fait chaud au cœur et je les embrasse très tendrement.

 

Alors que je rentre de ma pose café / clope, Café léger est là et les enfants se dirigent vers moi, les bras chargés de cadeaux. Celui d’Aby, fait à l’école et qu’elle m’avait demandé de cacher, pour faire une surprise, donc, je me suis fait une surprise, je me suis caché mon cadeau et c’est moi qui le lui ai donné afin qu’elle me l’offre. J’ai fait mine d’être très surpris et puis j’ai eu le cadeau de Café léger au nom des enfants et alors que je m’apprêtais à faire mon tour de bisous, je vois ma petite Aby plantée devant moi, me regardant droit dans les yeux en récitant de sa petite voix fluette :

 

«C’est la fête aujourd’hui ?

Mais la fête de qui ?

La fête des mères, non !

La fête des rois, non !

La fête d’un roi !

Le roi de mon cœur

Mon papa ! »

 

Je ne suis pas sûr d’être exact, mais si vous aviez vu ma lèvre inférieure trembler, mes yeux se remplir de larmes… Pour vous dire, hier soir, en déposant le Petit Homme chez sa mère, dans la voiture, il m’a dit que lui aussi avait trouvé cela super mignon et attendrissant (avec ses mots à lui…). Ce qui est super, c’est que Café léger l’a filmée avec son téléphone et que je pourrais la regarder encore et encore, juste histoire de faire fonctionner les glandes lacrymales…

14/06/2013

Gros cœur…

pandas-du-zoo-de-Beauval.jpgLe week end dernier, le Petit Homme est allé au zoo de Beauval avec sa mère, il en est revenu avec une peluche panda, tenant une feuille d’eucalyptus dans ses pattes, symbole du zoo. Hier, il est arrivé à la maison avec dans ses bagages, le panda en question, abandonnant son doudou singe et son doudou lapin qu’il a depuis sa naissance, c’est vous dire s’il tient à son panda… Aby, les yeux toujours à l’affût, n’a pas manqué de voir la peluche dans le sac du Petit Homme, elle a bloqué, m’a regardé, a regardé le sac, la main tremblante, hésitante, fébrile oserais-je dire pour toucher la délicate fourrure de l’animal.

 

Bien sûr, elle m’interroge pour savoir à qui il appartient et quand je lui dis que c’est à son frère, j’ai vu comme une bouffée de plaisir la saisir, elle n’imaginait pas une seconde que son grand dadet de frère, du haut de ses 11 ans bien tassés, puisse décemment avoir un doudou panda, donc, si ce n’est pas pour lui, elle ne voit qu’une personne à qui il pourrait être destiné : elle-même. J’ai donc du rapidement lui briser les ailes et de lui expliquer que c’est à son frère, qu’il vient de l’acheter et qu’il y tient beaucoup.

 

Du coup, elle me sollicite pour savoir si elle peut le prendre et l’amener à son frère dans le salon. Cinq bons mètres à contempler et caresser le panda, sans qu’aucune censure ne vienne, le rêve… Et elle de proclamer à la tête de son frère qu’elle n’a pas de doudou panda, elle. Le frère se défend mais au moment du coucher, alors qu’elle lui fait la même pantomime, je sens le cœur de mon gamin se grossir à vue d’œil, il ne veut pas lâcher son panda, mais il sent également combien cela attriste sa petite sœur et que les mots ne sont d’aucun secours et la culpabilité commence à le ronger.

 

Finalement, vaincue, Aby descend l’escalier, la mort dans l’âme et là, c’est lui qui la rappelle, juste pour lui prêter un autre doudou, une lionne qui tient son petit dans sa gueule, qu’il lui prête en compensation du panda. Elle redescendra le visage rayonnant, des mots plein de tendresse et d’amour pour son grand frère. Lui, dormira avec son panda, la conscience tranquille. Ma fibre paternelle a vibré très fort hier soir…