22.11.2009
Noms gâtés
Dans cette maison, je me demande toujours pourquoi nous avons des prénoms, car nous ne les utilisons jamais. Chacun à son surnom, voire même plusieurs, cela dépend des circonstances… L’Espiègle doit être, avec sa petite sœur, celle qui est le plus gâtée en la matière. En ce qui me concerne, c’est Pimprenelle, quelles que soient les circonstances, c’est assez régulier. Je l’appelle aussi par son surnom (celui qu’elle avait lorsque je les ai rencontrées) et quand je hausse la voix, c’est son prénom que j’utilise, ce qui est un signe et elle le sait. Sa mère la gratifie de différents petits noms affectueux, cela va de Choupette (ce qui correspond également au sexe féminin dans la bouche de Café léger et de l’Espiègle, allez comprendre) à Patate de l’espace, lorsqu’elle nous gratifie d’une réflexion des plus intelligente… Vous voyez que cela peut être relativement varié.
Le Petit Homme, au-delà de « ma puce », « mon cœur », « mon amour », est généralement appelé par son prénom. Sa sœur et sa belle-mère restant très conventionnelles en la matière. Quant aux adultes, je vous passe les petits noms mielleux et parfois ridicules que l’amour qui nous transporte au quotidien (sic !) nous incite à nous donner. Généralement, je l’appelle Caf, un diminutif de Cafrine, eu égard à ses origines et son métissage et non en raison des allocs que nous percevons… Elle m’a baptisé Doc en rapport à une manga du nom de Docteur Feelgood, je laisse le soin à ceux qui connaissent d’en deviner les raisons, pour les autres… se serait de la vantardise excessive… Mais ne l’utilise jamais à l’oral. D’où son utilité !
Mais c’est Aby qui est la mieux lotie de tous. Aby, Gabe, Lélette, Poupette, Choupette, Choupinette, Tchoufout, Brasse-bouillons, Grande Bouche (avec ses déclinaisons…), Ventre à pattes, la Goulue, la Braillarde et j’en oublie encore certainement plein d’autres. Déjà que le nombre de noms sur notre boîte aux lettres est impressionnant, mais si on y ajoutait nos surnoms respectifs, on pourrait croire que c’est une communauté qui vit dans ce pavillon. Même le chat y a droit : « Canabys, le chabidou qui bave et qui pète »… C’est Café léger qui l’appelle parfois comme ça, je décline toute responsabilité…
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21.11.2009
Des ravages ?
Il y a quelques jours, j’ai emmené les enfants dans un parc d’attraction couvert car il faisait un temps horrible et qu’ils avaient grandement besoin de se défouler. La demande émanait de l’Espiègle et elle a eu cette réflexion amusante quand on lui a dit que cela était problématique car ce parc est relativement cher : « tu n’as qu’à voler les sous dans ma tirelire, j’en ai plein ». Plein, soit, mais de centimes, du coup, j’ai pris dans notre cagnotte « loisir et petits plaisirs en tout genre» et j’y suis parti avec toute ma marmaille. Les deux grands ont fait leur vie et moi je suis resté avec Aby.
Comme il y a un espace de jeux pour les touts petits, je l’ai emmenée jouer avec les balles. Au démarrage, la piscine à balles lui filait un peu les miquettes car le sol n’était pas stable et comme elle se trémousse en permanence, elle s’enfonce tel dans des sables mouvants et ça ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout, du coup, nous avons alors joué en marge de la piscine. Elle ne s’occupait absolument pas des autres enfants jusqu’à ce qu’un petit garçon vienne jouer près d’elle. Elle l’a observé et n’a manifesté qu’un léger intérêt, du moment qu’il ne lui piquait pas ses balles, il ne l’intéressait que très peu.
Mais ce petit jeune homme s’est montré très entreprenant et ils ont passé le reste de leur après-midi à se faire des caresses. Lui, particulièrement intéressé par les cheveux d’Aby et elle, plus par sa joue qu’elle a caressée, à de nombreuses reprises, pour une fois doucement, et on repartait pour un tour de piscine à balles. Ils étaient très mignons tous les deux. J’adore profiter de ces petits moments avec elle. Mais cela nous laisse présager une adolescence… mouvementée.
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20.11.2009
La peur au ventre
Hier soir, nous avons pris beaucoup de temps pour parler avec Café léger, afin de dissiper les malentendus que nous connaissons depuis quelques jours, mais qui, je le pense, sont bien plus ancrés, à la fois dans son esprit et dans le temps. Ce ne fut pas simple de comprendre, ce ne fut qu’au bout d’une heure qu’elle a, pour une fois, accepté de baisser sa garde et de m’expliquer pourquoi elle se comporte de la sorte. Aujourd’hui je sais qu’elle est la sourde angoisse qui la taraude, je vais utiliser les mots et le talent d’un autre pour le dire… Il ne me reste plus maintenant qu’à me montrer présent, rassurant, aimant.
http://www.dailymotion.com/video/xllj4_jacques-brel-ne-me...
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